Empathie

Accueil ] Présentation ] Sommaire ] Diffusion ] Forum ] Livre d'or ] Logos ] Moteur ] Résistance ] Nouveautés ]

[ Formation ] [ Définitions ]

Rééducation Symptômes Prévention Empathie Médiation Jeu Musicothérapie Résilience Doudous Etayage Génogramme Rêve éveillé Estime de soi

 

   

 

 

 

 

Définitions de la notion d'empathie:

 

"Entrée: Empathie
Indicatif de grammaire: n. f.

Définition:


"Capacité de se mettre à la place de l'autre et de ressentir 

ses sentiments et ses émotions."


Source

BLOUIN, Maurice; BERGERON, Caroline et all. Dictionnaire de la réadaptation, tome 1 : termes techniques d'évaluation. Québec : Les Publications du Québec, 1995, 130 p., p. 31"


Sur le site: 

http://noemed.univ-rennes1.fr/sisrai/dico/377.html

 

 

 

 

"La quatrième condition nécessaire à la thérapie est que le thérapeute éprouve une compréhension exacte, "empathique" du monde de son client comme s'il était le vôtre, mais sans jamais oublier la qualité de "comme si" _ telle est l'empathie, et elle apparaît essentielle à la thérapie. Sentir les colères, les peurs et les confusions du client comme si elles étaient vôtres, et cependant sans que votre propre colère, peur ou confusion ne retentissent sur elles; telle est la condition que nous essayons de décrire. 

Quand le monde intérieur du client est ainsi clair pour le thérapeute, et qu'il s'y meut aisément, alors il peut aussi bien communiquer sa compréhension de ce qui est clairement connu par le client, que proposer des significations de ce que celui-ci éprouve de façon à peine consciente."

 

Carl R. Rogers

Le développement de la personne, Dunod, 1991.

 

 

 

 

"Empruntée à Freud, qui la tient lui-même des théories esthétiques et psychologiques du XIXe, l'empathie désigne la capacité de sentir avec l'autre, en un mouvement de compréhension sensorielle et affective de ce qui, en l'autre, reste étranger à lui et à moi. 

Loin de se réduire à une vague communication d'inconscient à inconscient, l'empathie est un mouvement complexe, à la gestation lente, silencieuse, et corporelle même si les formulations surgissent immédiatement. 

S. Lebovici la caractérise comme empathie métaphorisante, puisque ce sont les mots qui diront ce que le corps aura ressenti dans un moment privilégié d'enactment ou d'enaction." 


Extrait du texte de Françoise Coblence 
http://www.carnetpsy.com/lebibliographe/Auteurs/Items/LeboviciSerge/index.htm

 

Sur le site de carnet/psy,

à la rubrique le biographe et traitant de Serge Lebovici. 

 

 

 

"L'état d'empathie, ou la qualité d'être empathique consiste à percevoir avec précision le cadre de référence interne de l'autre, les composantes émotionnelles et les significations qui s'y attachent, comme si l'on était la personne elle-même mais sans jamais perdre de vue 1e "comme si". Donc, cela signifie saisir la douleur ou le plaisir de l'autre comme l'autre les ressent et en percevoir les causes comme lui les perçoit, mais sans jamais perdre de vue que c'est comme si j'étais aff1igé ou réjoui etc. ... 

Si l'on perd la qualité de ce "comme si", l'état est celui d'identification." 

 

(Rogers, 1959, pp. 210-211. Voir aussi Rogers, 1957.)

 

Extrait du site: 

http://pascalcourty.multimania.com/ACP/Empathique.htm

 

 

 

 

 

 

"L'empathie suppose que vous soyez sensible, à tout moment, au flot changeant des significations chez l'autre personne (messages conceptuels), mais aussi à sa peur, à sa colère, à sa tendresse, à sa confusion ou a quoi que ce soit qu'elle est en train d'éprouver (messages affectifs).

Cela implique que vous entriez pour un moment dans la vie de l'autre, que vous vous y déplaciez délicatement, sans porter de jugement de valeur, que vous perceviez les significations dont l'autre est à peine conscient mais sans tenter de dévoiler les sentiments dont la personne n'a pas encore vraiment conscience, car ce serait trop menaçant.

Cela implique aussi que vous communiquiez ce que vous percevez de ce monde, vous qui voyez d'un oeil nouveau et sans crainte des choses dont l'individu a peur.

Cela implique encore que vous vérifiiez avec votre client la justesse de ce que vous percevez (reformulation) et que vous vous laissiez guider par ses réponses.

Vous êtes le confident qui accompagne la personne dans son monde intérieur."

 

Extrait de Carl Rogers, tiré de Comprendre Carl  Rogers, 

de Brian THORN, chez PRIVAT 

 

sur le site:
http://www.atol.fr/liegeois/chronique016.htm

 

 

 

"La manière d'être avec une autre personne, que l'on appelle empathique, a plusieurs facettes. 

Cela signifie entrer dans le monde personnel et intérieur de l'autre tel qu'il le perçoit, et s'y trouver comme chez soi ; 

cela implique une sensibilisation de tous les instants aux significations changeantes de ce qui est ressenti dans le flux des sentiments de l'autre, et qui vont de la rage à la tendresse ou à la confusion, à tout ce que lui ou elle ressent dans son expérience intérieure. 

Cela signifie vivre temporairement la vie de l'autre, s'y déplacer délicatement sans porter de jugements, capter la signification de ce sentiment dont il, ou elle, n'est qu'à peine conscient, mais sans chercher à lui dévoiler les sentiments dont il, ou elle, est totalement inconscient, car cela représenterait trop une menace. 

Cela implique la communication de ce que l'on ressent du monde de l'autre, tandis que l'on considère d'un regard neuf et dépourvu de crainte les éléments qui l'effraient. 

Cela signifie que l'on vérifie fréquemment avec lui, ou elle, l'exactitude de ce que l'on a ressenti et que l'on est guidé par la réponse que l'on reçoit. On est le compagnon sûr de la personne à l'intérieur même de son propre monde. En mettant en lumière les significations possibles qui émergent du flux qui s'écoule dans son vécu intérieur, on aide la personne à se centrer sur cette sorte de référence utile, à vivre ces significations plus pleinement et à faire un pas en avant. 

Être avec l'autre de cette manière signifie que, pour l'instant, on laisse de côté ses propres opinions et ses propres valeurs afin de pénétrer sans préjugés dans le monde de l'autre. 

Dans un certain sens, cela veut dire qu'on laisse de côté son propre moi et ceci ne peut être réalisé que par une personne suffisamment sûre d'elle-même pour savoir qu'elle ne s'égarera pas dans ce que peut révéler le monde étrange et bizarre de l'autre et qu'elle peut en toute sécurité retourner à volonté dans son propre monde.

Peut-être cette description rend-elle clair que 1'empathie est une manière d'être complexe, exigeante, puissante, mais aussi subtile et délicate."


Carl Rogers

 

Extrait du site: 

http://pascalcourty.multimania.com/ACP/Empathique.htm

 

 

 

 

 

 

"On peut dire que lorsqu'une personne découvre qu'elle est comprise de façon sensible et juste, elle met en marche un ensemble de processus facilitateurs de croissance ou d'attitudes thérapeutiques envers elle-même.

Permettez-moi de m'expliquer :

1. l'acceptation et le refus de juger qui ressortissent au climat empathique permettent à la personne, comme nous l'avons vu, d'adopter une attitude d'estime, et d'amour via à vis d'elle-même;

2. Être écouté par une autre personne compréhensive permet au sujet de s'écouter lui-même avec plus de justesse, de montrer une plus grande empathie pour sa propre expérience viscérale et pour les significations qu'elle comporte et qu'il ressent de façon vague ;

3. Mais l'estime et la compréhension croissantes de lui-même, l'ouvrent à de nouveaux aspects de son expérience intérieure, contribuant ainsi à fonder son être sur des bases plus vraies. Il est maintenant plus congruent avec l'expérience de tout ce qu'il ressent. Il est devenu, dans ses attitudes à son propre égard, plus attentif, et plus réceptif, plus empathique et compréhensif, plus authentique et congruent. 

Mais ces trois éléments sont ceux-là même que l'expérience et la recherche indiquent comme les attitudes propres au thérapeute efficace. Ainsi, peut-être n'exagérons-nous pas l'ensemble du tableau en déclarant qu'une compréhension empathique émanant d'autrui a permis à la personne de s'engager avec plus d'efficacité dans un processus de croissance et de devenir pour elle-même un thérapeute plus efficace.

Par conséquent, que nous agissions en tant que thérapeute, comme facilitateurs de groupes de rencontre, ou comme professeurs ou parents, nous avons entre les mains, si nous pouvons accéder à une attitude d'empathie, une force puissante pour favoriser le changement et la croissance. Cette force a besoin d'être estimée à son juste prix.



Carl Rogers

 

Extrait du site: 

http://pascalcourty.multimania.com/ACP/Empathique.htm

 

 

 

 

 

"L'empathie définit le mode de relation affective et cognitive qui s'établit entre le patient et le thérapeute . 

Le processus permet au médecin de laisser de côté sa conception de la réalité pour se situer du point de vue du patient et entrer en quelque sorte dans sa réalité interne . 

L'empathie désigne ce mouvement par lequel le médecin tente de se mettre à la place du patient pour mieux comprendre et ressentir sa réalité de malade. 

Cette nouvelle attitude thérapeutique est en contradiction avec la psychanalyse orthodoxe qui préconise une neutralité entre le patient et le malade. 

La psychanalyse empathique ne cherche plus une vérité sur l'origine des troubles, elle recherche une action, une efficacité . Le but de la thérapie est formulé en terme de réparation, de restauration, de reprise du développement. L'empathiste veut créer un lien suffisant avec son patient, non pour élucider et interpréter son symptôme, mais pour l'aider à réparer son processus de développement et à combler son manque. 

 

Serge Delègue 

psychiatre, praticien hospitalier (Seine Marne)

 

Sur le site de l'auteur:

http://www.aph-metaphore.com.fr/oframe/oapresf.html

 

 

Remonter ] Rééducation ] Symptômes ] Prévention ] [ Empathie ] Médiation ] Jeu ] Musicothérapie ] Résilience ] Doudous ] Etayage ] Génogramme ] Rêve éveillé ] Estime de soi ]