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L'hyperactivité infantile

Débats et enjeux

 

Sous la direction de Jean Ménéchal

clinique/Dunod

Juin 2001

 

 

 

 

Coups de coeur:    

 

Extrêmement complet: une mine d'informations, de références théoriques et pratiques, d'études de cas ....

 

Remarques:

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Catégorie psychologie: pour lecteur spécialisé.

J'ai particulièrement aimé:

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L'approche du psychologue Nicolas Daumerie sur les représentations des soignants. 

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Le compte-rendu de la cure de Jean-yves par Cléopâtre Athanassiou-Popisco (psychanalyste)

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Le texte Le groupe, une approche thérapeutique de l'hyperactivité infantile. Le Dr. Marie Gilloots (pédopsychiatre) s'y questionne sur l'indication de groupe pour l'enfant hyperactif et les conditions d'accueil de groupe pouvant lui être favorables. Elle présente également une expérience clinique.

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Un atelier de collage avec des enfants hyperactifs par Alexandra Rogelet. 

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Résumé et commentaires

 

"L'hyperactivité infantile est aujourd'hui le trouble le plus débattu sur le plan scientifique en psychopathologie de l'enfant. Il est également l'un des plus médiatisés du fait notamment des alternatives thérapeutiques disponibles: la Ritaline pose en effet une interrogation légitime à des cliniciens peu enclins à rompre une tradition d'exception quant à la prescription de psychotropes aux enfants. Et il semble bien que cette forme pathologique souligne des divergences, voire de véritables clivages au sein de la communauté scientifique, entre d'une part les tenants d'une approche "classique", marquée par les apports de la psychanalyse et la place qu'elle accorde à l'environnement de l'enfant dans son développement et d'autre part les tenants d'une approche plus expérimentale et "réaliste", avant tout soucieuse de réduire les symptômes qui handicapent l'enfant dans ses rapports sociaux. En fait, cette dichotomie entre approche "française" et approche "anglo-saxonne" est, à bien des égards, abusive: comme cela a été le cas pour l'autisme infantile au  cours des deux dernières décennies, les praticiens conviennent à  présent de l'intérêt d'une confrontation des approches face à un trouble dont la compréhension résiste  à des analyses trop univoques. 

Tel est l'objectif de cet ouvrage qui fait dialoguer plusieurs courants contemporains de la psychopathologie de l'enfant à propos de ce trouble, en écartant tout à la fois un illusoire consensus et un tiède éclectisme intégratif."

 

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sommaire: 

du diagnostic aux représentations:

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L'hyperactivité: histoire et actualité d'un symptôme

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Le diagnostic d'ADHD selon de DSM-IV

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Des soignants face à l'hyperactivité: une approche des représentations

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Des parents parlent d'hyperactivité.

Repères psychopathologiques:

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Les voies du contre-transfert: hyperactivité et défense maniaque

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Psychodynamique de l'instabilité infantile

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L'hyperactivité infantile, du "faux désir" au déficit auto-érotique

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Excitations, hyperactivité

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Hyperactivité infantile et perversion.

Alternatives thérapeutiques:

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Traitement par la Ritaline

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Le groupe, une approche thérapeutique de l'hyperactivité infantile

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Turbulences dans l'intime et passions collectives: les coulisses familiales

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Éléments dépressifs dans l'hyperactivité: abord thérapeutique

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Un atelier de collage avec des enfants hyperactifs.

 

Mesures, méthodes, perspectives:

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Exploration clinique de la dyschronie chez des enfants instables

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Contribution des méthodes projectives à la clinique de l'hyperactivité infantile

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les particularités du fonctionnement psychologique des enfants hyperactifs à travers le test de Rorschach

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Hyperactivité de l'enfant avec déficit d'attention et pathologie de l'action: de nouvelle perspectives en psychopathologie?

Bibliographie

 

Index

 

Table des matières

 

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Citations et extraits:

 

"Chez l'enfant d'âge pré-scolaire, c'est-à-dire avant l'âge de 5 ans, le diagnostic d'ADHD est particulièrement difficile car le tableau se résume, en général, à une exagération des particularités développementales à cet âge (agitation et inattention). Les arguments cliniques qui doivent alerter le clinicien quant à la possibilité de l'existence d'un ADHD sont l'association à une impulsivité qui se traduit par une tendance aux accidents ainsi que l'existence d'un retard de développement de langage. (....)

 

Le diagnostic est difficile car les manifestations du syndrome prises isolément (agitation, inattention) sont des manifestations fréquentes en population générale (d'autant plus que l'enfant est jeune). Les difficultés tiennent également au caractère variable et fluctuant des manifestations en fonction des situations. Celles-ci s'atténuent dans une situation nouvelle ou duelle, dans une situation particulièrement intéressante pour l"enfant ou qui est suivie d'un renforcement positif ou d'une récompense immédiate. Ainsi, lors d'une première consultation médicale, seulement 20% des hyperactifs apparaissent comme tels. En revanche, la symptomatologie s'aggrave en situation de groupe, devant des tâches  monotones, nécessitant un effort intellectuel soutenu, non suivi d'un renforçateur immédiat (situation représentée typiquement par l'école)".

 

Le diagnostic d'ADHD selon le DSM-IV 

par 

Marie-Claude Saiag (pédopsychiatre) 

P. 29

 

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"L'analyse du discours des thérapeutes révèle les signes d'un triptyque contre-transférentiel spécifique qui s'établit chez le clinicien au contact de l'enfant hyperactif.

Il se compose: de sentiments d'impuissance et d'échec; de la mise en crise des capacités de penser; du surgissement d'éprouvés de haine et d'une mise en mouvement de l'agir corporel et transgressif.

Il apparaît clairement que les cliniciens confrontés à des sujets présentant des troubles hyperkinétiques sont traversés par un vécu d'angoisse, de culpabilité, de frustration et de souffrance au point qu'ils s'estiment souvent dépassés par les situations qu'ils rencontrent. Cela se manifeste au niveau de tous les intervenants, qu'il s'agisse des médecins psychiatres, des psychologues ou des psychomotriciennes. Si les vécus émotionnels des soignant semblent dominés par une "tendance chaotique", ils oscillent entre deux pôles dominants: un pôle dépressif -avec affects dépressifs et sentiments d' "inutilité" ou de "chute interne" - et un pôle persécuteur -manifesté par un vécu d'angoisse, d' "anxiété" voire de "détresse". A ce processus, s'ajoute un profond sentiment de "non-reconnaissance" de leur efforts associé à l'absence de renforcement narcissique, de soutien et d'étayage. Fragilisant les thérapeutes, l'ensemble aboutit pour plusieurs d'entre eux à des atteintes de l'identité professionnelle. Les agirs, les demandes paradoxales de résultats immédiats, la transgression des rôles, des statuts, des modèles et des cadres semblent rendre difficiles l'instauration et le maintien d'une situation thérapeutique et remettent en question l'identité professionnelle des cliniciens: la relation d'aide et la prise en compte de la dimension psychique. Ce qui ne peut être, selon eux, sans incidence sur les prises en charge qui tendraient à s'orienter vers des "modes plus opératoires". 

 

Des soignants face à l'hyperactivité: une approche des représentations 

par

Nicolas Daumerie (psychologue)

P.41

 

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"L'usage de la Ritaline® peut se présenter dans ce sens comme l'un des symptômes de l'hyperactivité, un symptôme qui vient rappeler que la substitution de l'acte à la pensée s'inscrit au cœur de cette pathologie." 

 

Hyperactivité infantile et perversion. 

Aspects psychopathologiques et éthiques 

par  

Jean Ménéchal et Marie Gilloots.

P. 136

 

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"Avant d'être reconnu comme perturbé et souffrant, l'enfant hyperactif est d'abord perçu comme perturbateur dans les situations de socialité.  (....) Il semble donc aller de soi que l'approche groupale du soin se heurte potentiellement au même type de difficultés et engendre les mêmes effets, révélant et provoquant d'emblée la symptomatologie hyperactive de l'enfant. Celui-ci en retour se montre perturbateur pour l'activité proposée, difficilement en mesure de s'intégrer au groupe, et facteur de risque pour le projet thérapeutique lui-même. L'indication de groupe serait-elle dans ces conditions paradoxale?  (....) Nous soutenons l'hypothèse que le groupe, sous certaines conditions, est en mesure d'apporter une amélioration sensible à la situation de l'enfant hyperactif, parce qu'il met en jeu des processus inconscients qui réinscrivent l'enfant dans une dynamique imaginaire qui semble lui faire défaut."

 

Le groupe, une approche thérapeutique de l'hyperactivité infantile

par

Marie Gilloots (pédopsychiatre)

P. 155

    

     
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