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Le génogramme imaginaire

 

Lecture 18

Enfants en souffrance d'apprendre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecarts de langue, écarts de culture 

A l'école de l'autre

 

Christine Héliot

Elisabeth Hoffmann

Marie-Louise Scheidhauer

Andréa Young

 

Peter Lang éditeur

Juin 2006.

 

 

Peter Lang Franckfurt

 

 

 

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Quatrième de couverture

Contenus
Responsables de la publication
Commentaires d'E. Hoffmann, docteur en sciences de l'éducation

 

Quatrième de couverture

"Exploration intellectuelle mais aussi interhumaine de l'écart langagier et culturel, non comme obstacle à la compréhension mais comme occasion de dialogue avec l'Autre, comme lieu d'échange et de partage de cultures, comme moyen de découverte de l'Autre et de soi-même, notre recherche a été menée sur des plans très divers. Elle a essayé d'allier à une définition de plus en plus précise du concept d'écart des expérimentations de prise en compte, de négociation ou de partage de l'écart sur des terrains très différents, avec des populations très différentes, avec des chercheurs venus des quatre coins du monde (Allemagne, Angleterre, Canada, Colombie, France). A l'école de l'Autre signifie dès lors que les interlocuteurs en présence, quels qu'ils soient, apprennent à pratiquer une écoute attentive, cherchent à se « comprendre ensemble », acceptent de modifier leur propre système de pensée, pour aller à la rencontre de l'Autre. L'Autre devient le sujet prioritaire à connaître. L'ouvrage essaye de jouer cette partition complexe."

Contenus

 

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Michel Tardy : Sémiotique de l'écart scolaire

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Regine Delamotte-Legrand : Ecarts langagiers : entre hétérogénéité, diversité et altérité

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Marie Louise Scheidhauer : Les écarts de langage chez le jeune enfant : transgressions et créations

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Cécile Sabatier : Symbolique des lieux et structuration linguistique de l'espace scolaire : comment les élèves redessinent les frontières de langues à l'école

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Jean-Claude Rauscher : Écrire en mathématique pour situer et négocier les écarts. Un outil d'évaluation partagé

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Claude Germain/Joan Netten : Transdisciplinarité français-langue étrangère et français-langue seconde : les fondements du français intensif

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Sabine Ehrhart : Pidgins, Créoles et langues étrangères : un écart négociable dans le cadre de l'acquisition et de l'apprentissage des langues

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Britta Benert : L' enseignement de l'allemand à l'école primaire en Alsace, analyse des écarts culturels en situation de communication pédagogique

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Michael Byram : Rendre le familier étrange et l'étrange familier : nous comprendre nous-mêmes et les autres

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Elisabeth Hoffmann : L' accueil et la gestion des écarts de compréhension à l'école ou peut-on former les enseignants à la relation d'aide ? 

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Anne-Marie de Mejia/Harvey Tejada/Sol Colmenares : La notion d'empowerment ou comment négocier l'écart entre enseignants et chercheurs. Un exemple : l'élaboration d'un programme d'éducation bilingue en Colombie 

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Christine Hélot : De la notion d'écart à la notion de continuum. Comment analyser le caractère inégalitaire du bilinguisme en contexte scolaire ?

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Christine Hélot/Andrea Young : La diversité linguistique et culturelle à l'école : comment négocier l'écart entre les langues/cultures de la maison et celle(s) de l'école ?

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David Gribble : Ecarts culturels, ressemblances pédagogiques. L'éducation libertaire dans différentes cultures 

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Raphaël Doridant : Que faire des écarts entre les élèves ? Différence(s) et altérité dans la classe coopérative institutionnelle.

 

Responsables de la publication:

Christine Hélot et Andrea Young (docteurs en Sociolinguistique), Elisabeth Hoffmann et Marie Louise Scheidhauer (docteurs en Sciences de l'Éducation) ont fondé une équipe de recherche à l'IUFM d'Alsace (France) sur le thème des écarts de compréhension au sein de l'école.

Cette équipe a fonctionné pendant dix ans, croisant langues, cultures et savoirs et expérimentant une approche de la recherche basée sur l'échange, l'écoute, et l'ouverture. 

Elles ont également invité une quinzaine d'autres chercheurs venus du monde entier à partager leur problématique et à élargir leur perspective.

Commentaires d'Elisabeth Hoffmann, en liaison avec l'aide aux élèves en difficulté à l'école. 

"L’ouvrage propose une palette d’études qui peuvent interpeller les professionnels de l’aide dans le sens où elles explorent des questions telles que : accueillir la différence, penser l’altérité, rechercher la « bonne distance », etc..

Pour ma part j’y présente les ateliers d’écoute tels que je les pratiquais avec les stagiaires « G » ces dernières années. J’analyse comment les écarts entre les systèmes de compréhension y ont été observés puis comment les « écoutants » ont appris à se rendre disponibles à celui qu’ils écoutent, pour « comprendre comment il comprend » et comment celui-ci, lorsqu’il se sent compris et accompagné, arrive à mobiliser ses propres ressources pour résoudre ce qui l’a mis en difficulté.

  Je pense que beaucoup d’articles du livre proposent des idées qui pourraient porter des fruits dans nos métiers,  je n’en évoquerai ici que quelques-uns :

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Michel Tardy inaugure la série de contributions par une analyse sémiologique exemplaire d’un concept. Il s’agit bien entendu de celui d’écart mais sa démarche nous donne des pistes pour revisiter sans complaisance ni soumission tous les termes convenus circulant dans notre institution (intégration, différence, apprentissage, handicap, écoute,…).   M.Tardy va prendre sous sa loupe les sens différents que prend le terme quand on l’entend dans l’école: « Le règlement scolaire définit, entre autres choses, les écarts de conduite. Cet enfant est solitaire dans son coin, l’a-t-on mis à l’écart ? » . Ce qui chez lui a l’air au départ d’être uniquement une subtile construction logique nous ouvre bien vite à un non moins subtil questionnement sur notre approche des phénomènes humains.

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Régine Delamotte-Legrand pose un regard de sociolinguiste sur l’école. Elle étudie en particulier le rapport à la norme et les valeurs qui lui sont accordées souvent de façon non consciente.

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Dans un texte bourré d’exemples succulents Marie Louise Scheidhauer nous rappelle que les paroles des jeunes enfants sont souvent en décalage avec le langage usuel. Ils utilisent, dit-elle, une « langue provisoire » aussi créative que transgressive. C’est grâce à des échanges de qualité avec l’adulte dans « une relation interhumaine où se comprendre devient un objectif essentiel » que l’enfant va évoluer au mieux vers une symbolisation partagée et un rapport riche au langage .

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Michaël Byram propose une image : l’écart de compréhension est comme un « espace vide » entre deux personnes ou deux cultures. Pour se rencontrer il faut construire un pont au-dessus du vide. Cela ne suffit pas, il faut se demander où a lieu la rencontre : chez vous ? j’accepte votre façon de penser ; chez moi ? nous nous servons de ma façon de voir ; au milieu du pont ? nous négocions un compromis. Il suggère ainsi que comprendre l’autre engage la personne toute entière et lui demande de « bouger ».

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Pour Raphaël Doridant la question de savoir que faire des écarts entre les élèves en classe dépend du regard que l’enseignant porte sur eux. S’il se focalise sur leurs écarts quant au niveau scolaire ou à la bonne conduite, il n’aura de cesse de mesurer ses élèves à l’aune des modèles standards. S’il voit les écarts comme l’expression d’une altérité, il considèrera l’élève comme un jeune être humain qui se construit dans la relation aux autres et il inventera pour lui des dispositifs pédagogiques lui permettant la rencontre.

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  L’article de Jean Claude Rauscher n’intéressera sans doute pas seulement les enseignants de mathématiques car dans son projet, le maître demande aux élèves recul réflexif et échanges sur les exercices qu’ils ont faits. Quelles questions as-tu trouvé faciles ? lesquelles difficiles ? pourquoi ? comment as-tu fait ? Il montre que le procédé les fait progresser tant dans leurs capacités d'argumenter que dans la qualité de leurs raisonnements mathématiques... et, surtout, qu'il les fait advenir pleinement comme sujets apprenants.

    

     

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